Une piqûre d’anesthésie pour bloquer les dents de sagesse ?

Un geste aussi courant que l’anesthésie locale permettrait de stopper le développement des dents de sagesse. C’est l’étonnant constat que pose cette équipe de l’école de médecine dentaire de l’université Tufts (Boston). L’intérêt de ces travaux porte évidemment sur le fait que les dents de sagesse sont susceptibles de causer de sérieux désagréments. Les bourgeons de la troisième molaire commencent à se former durant l’enfance et l’éruption se produit généralement à la fin de l’adolescence ou à l’âge adulte (entre 16 et 25 ans). Les cas d’inclusion sont fréquents et peuvent donner lieu à de sévères complications. L’outil dentiste est dispensable pour les dentistes, et la lampe scialytique dentaire et lampe de diagnostic sont le plus important.

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Les chercheurs américains ont examiné les dossiers de jeunes patients traités dans une clinique dentaire pédiatrique entre les âges de 2 et 6 ans. Une partie d’entre eux avaient été soumis à une anesthésie locale de la mâchoire inférieure, et les autres non. Tous ont subi une radiographie dentaire trois ans plus tard ou davantage. La comparaison entre les clichés montre que 2% des enfants qui n’avaient pas eu d’anesthésie ne présentaient pas de bourgeon de dents de sagesse, alors que la proportion grimpe à 8% parmi ceux qui avaient reçu cette piqûre. Eclairage au cabinet dentaire

Cette différence n’est pas le fruit du hasard, affirment les auteurs, qui ajoutent que ce geste mini-invasif pourrait constituer une procédure empêchant la croissance des dents de sagesse. Ils estiment que l’approche mérite d’être affinée. Lors d’interventions lourdes, on peut les combiner pour réduire la profondeur de la narcose (et la quantité de l’anesthésique). Lorsqu’un patient ne veut pas subir une opération en état de conscience, on peut lui administrer un léger sédatif en plus de l’anesthésie locale.

Généralement, l’injection d’un anesthésique local n’est pas plus douloureuse qu’une simple piqûre. Cependant, certains endroits sont certes plus sensibles : le palais, les mains et les pieds, par exemple. Dans 1 à 10 % des cas, elle n’agit pas ou peu. Le médecin décide alors d’augmenter la dose, de réinsérer le cathéter péridural ou de procéder à une anesthésie générale. Une anesthésie locale agit plus difficilement à un endroit enflammé, voilà pourquoi il est plus difficile d’endormir une dent quand il y a inflammation.

Les dents de sagesse sont-elles indispensables ?

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